On vous explique tout sur les retours en magasin
Vos obligations face au retour d'un produit
En tant que commerçant, vous n'en avez pas vraiment. Contrairement aux produits vendus sur internet, qui disposent d'un délai de rétractation, rien ne vous oblige légalement à accepter le retour d'un article vendu en boutique.
Ce n'est pas ce que nous vous conseillons de faire, mais il est toujours bon de savoir ce que dit la loi avant de décider de sa propre politique.
L'avoir, la solution consensuelle
Nous parlons ici d'un article retourné en parfait état, non utilisé, non détérioré, voire encore dans son emballage d'origine. Dans le cas contraire, il serait tout à fait légitime de refuser la reprise.
Face à un retour, émettre un avoir est sans doute la meilleure solution à proposer. C'est la pratique la plus courante chez les enseignes, qui fixent généralement un délai pendant lequel l'article peut être rapporté.
À l'émission de l'avoir, il est fortement recommandé d'en indiquer la durée de validité sur le ticket d'avoir lui-même. Les choses sont claires dès le départ avec votre client, ce qui réduit d'autant le risque de litige.
Prévenir vaut mieux que discuter
Ne pas proposer l'avoir reste possible, mais au risque de vous attirer les foudres de votre client, voire de le perdre définitivement. Ce n'est certainement pas ce que vous souhaitez.
Si vous optez pour la reprise par avoir, le mieux est d'en avertir vos clients à l'avance : une mention en caisse, sur le ticket, ou simplement un mot au moment de l'encaissement. Il est toujours beaucoup plus simple de faire accepter une condition à un client prévenu dès le départ, qui a acheté en connaissance de cause, qu'à un client qui la découvre le jour du retour.